Dimanche 24 mai 2009
Je viens d'avoir cinq ans,
Aujourd'hui je suis grand,
Mais j'me pose des questions
Depuis la récréation.

Les grands ils discutaient
Pour savoir c'qu'était vrai,
Si c'est les chevaux blancs,
Ou les noirs qui courent plus vite.

C'est vrai qu'c'est pas facile... oh non, oh non ...

Moi j'pense que c'est les blancs,
Ca me semble évident.
Mais comme le dit Édouard
Zorro a un cheval noir.

J'ai d'mandé à Papa,
Il dit n'importe quoi :
Ils peuvent pas courir pareil
Pisque y en a des blancs et pis des noirs...

Papa il est marrant...

Y m'prend pour un enfant...

Mais j'sais très bien c'que j'dis, oh oui, oh oui ...

lalalalala, lalalalala, lalalalala ...

J'ai beau y réfléchir,
Je n'vois pas d'solution.
C'est comme pour les bottes rouges,
Parait qu'c'est rien qu'pour les filles...


Ben moi, j'ai des bottes rouges,
Pourtant j'suis un garçon,
J'me sens un peut gêné,
Quand j'les mets à la récré...

J'en achèterai des blanches...

Si c'est comme ça la vie,

Ca va pas être facile, oh non...

Si c'est comme ça la vie ...



DIDIER WAMPAS EST LE ROI. 

 
Par kamé léon
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Mercredi 6 mai 2009
Il est deux heures du matin.
Je ne peux plus travailler, mes mains tremblent trop.
Le ciel est beau, je savoure ma cigarette, juché sur le bord de ma fenêtre pendant que la valse se déverse avec douceur.

Je suis tout petit, trop petit.

Dieu n'est pas cruel, il n'en a plus rien à foutre de son Humanité.

Et c'est encore pire. 
Par kamé léon
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Mercredi 18 mars 2009
Ca se passe à Clermont. À La Pardieu pour être précis. Je sors de la voiture en fixant l'enseigne en haut de cet immeuble de 4 étages. Je me dirige vers l'entrée. Il y a un panneau qui m'indique qu'Overscan est au deuxième étage.

Le deuxième étage c'est pas très haut, j'aurais pu y monter encore plus rapidement par les escaliers. Mais non, cet ascenseur a l'air grand, et moi j'aime bien les grands ascenseurs, genre comme dans les hôpitaux. Je sais pas pourquoi mais c'est comme ça. J'aime bien. Je m'y sens plus grand, et pourtant y a pas vraiment de quoi.

Bref, j'appelle l'ascenseur, qui devait m'attendre puisque les portes automatiques s'ouvrent instantanément. Satisfait, je rentre, tout digne sous mon chapeau, demi-tour à la cadre sup', presser le bouton 2 qui s'éclaire magiquement d'un halo rouge, pour nous indiquer qu'on a bien pressé le bouton 2, au cas ou on voudrait aller au 3ème étage en poussant le 2, enfin bref je m'égare. Je disais, halo rouge autour du bouton et regarder droit devant soi pour voir les portes se refermer, le paysage se rétrécir, j'adore cet effet de sortir du monde. Les ascenseurs, c'est des bulles hors du temps et de l'espace. On y est bien puisque nulle part, entre deux mondes, entre deux espaces bien réels. On s'y sent disparu, seul avec le silence d'une boîte en mouvement. Avant que les portes n'entament leur inéluctable fermeture, je voit une silhouette courir vers moi en me faisant des signes. Cette fille a manifestement l'intention de prendre le même ascenseur que moi. Elle veut rentrer dans ma boite à moi. Tant pis, soyons galant. J'appuie sur ce bouton réservé aux galants, celui avec des flèches, pour maintenir les portes ouvertes. On devrait marquer "GALANTS" sur ce bouton. C'est celui que l'inconnu presse pour permettre à la jeune mère de rentrer avec sa poussette, c'est celui que l'on utilise pour éviter que cette grand-mère n'ait à courir pour ne pas louper ce vertical véhicule. C'est celui que j'utilise à ce moment, en regardant cette fille passer les lourdes portes en verre du bâtiment.

Ce bouton a un pouvoir incroyable, outre celui de maintenir les portes ouvertes. Celui de créer un sourire. Un sourire de remerciement sincère. Ces sourires sont les plus beaux. Le sourire d'une inconnue pour une chose si simple est si radieux et sincère qu'on ne peut y résister, qu'on ne peut pas ne pas y répondre par un piteux rictus de guingois, genre " mais non, ce n'est rien, tout le monde aurait réagi de la même façon voyons, c'est tout naturel", alors qu'en fait on est juste perturbé par ce sourire simple et beau.

Cet instant de grâce est immédiatement suivi d'une éternité gênante. Petit un, les portes ne se décident pas à se refermer. Le sourire se transforme en une légère toux, mais rien ne se passe, on réappuie sur le bouton 2 toujours entouré de son petit halo rouge, mais rien ne se passe. Attente interminable. HMM-hm. ... 

...

Ah ça y est elle se sont décidées, les garces. Je suis sûr qu'elles l'ont fait exprès. Salopes de portes ingrates du boulot qu'on leur donne et qui je pense est suffisamment bien payé pour ce qu'elles font. Bordel de merde. Bouton 2, halo. Attente. Tiens, la jeune fille que j'ai accueillie dans ma boîte-hors-du-temps n'appuie sur aucun bouton. Elle aussi veut aller au deuxième, chez Overscan. Que de coïncidences ... Départ.

En général, c'est là qu'on se lance des petits regards, genre discret alors que vu qu'on est tout seuls on est grillé direct. Et ce coup là ça a pas manqué. Petit regard. Dis donc, elle est jolie cette fille. Petit regard et celui-ci c'est le pire, parce qu'on le jette en même temps. Du coup tu es grillé, tu l'as grillée, et en plus tu sais que tu es grillé, elle sait qu'elle est grillée, et chacun sait que l'autre sait. Vous suivez ? Le bordel total, à te mettre dans des états pas possibles dans ta tête, genre tu sais jamais comment réagir et du coup tu réagis pas. Panique à bord, standby complet.

C'est vachement long deux étages, surtout après un regard comme celui-ci. Des yeux! revolvers (comment ça on l'a déjà faite celle-là??). Bref, au bout de ce long périple d'au moins 5 mètres, ces garces de portes prennent bien tooouuut leur temps pour s'ouvrir, et évidemment, tous les deux aussi mal à l'aise l'un que l'autre, et voulant nous libérer de cet enfer de gêne, nous nous précipitons EN MÊME TEMPS vers ce couloir froid mais libérateur, et là nos épaules SE TOUCHENT, alors là c'est fini, crise cardiaque, triple pontage et tout le tintouin !!

Bref en suite, comme de par hasard, on fait tout en même temps et on arrête pas de ce bousculer, et c'est hyper gênant, mais on en redemande. La sonnette, bousculade, la porte, bousculade-excuse-rebousculade. Enfin l'horreur quoi. Avant de rentrer, pendant qu'une employée m'accueille, ma covoyageuse d'ascenseur me refait un grand sourire en allant se perdre dans les profondeurs de ces bureaux en boxes.



Deux jours plus tard je reçois un e-mail de la fille de l'ascenseur qui me dit que je vais sûrement la trouver gonflée, mais que je lui plaît, qu'elle a trouvé mon adresse mail sur mon C.V. et qu'elle voudrait me connaître pour de vrai, autre part que dans un ascenseur qui n'est, soit dit en passant, pas le meilleur lieu pour faire connaissance tout en étant, la preuve en est, un excellent lieu pour faire de belles rencontres... Et la suite ne vous concerne pas.
 
Par kamé léon
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Mardi 3 février 2009

"Et lui, là-bas, c'est qui?"


"Nous on l'appelle l'Écrivain, mais en fait on ne sait pas vraiment qui c'est."


"Il ne vous l'a pas dit?"


"Non, il est complètement amorphe. Il ne fais jamais rien, ne dit jamais rien, ne mange pas ... Un vrai meuble, sauf qu'il n'a aucune utilité. On l'a trouvé dans son appartement, pratiquement mort. S'il n'y avait pas eu ce début d'incendie, on l'aurait probablement trouvé liquéfié, en train de passer à travers son plancher. Il parait que ça puait, là-dedans. Une odeur insupportable ! Tu m'étonnes, il avait pas décollé de sa vieille machine à écrire pendant plusieurs semaines.


Il a écrit un genre de bouquin, ou de chronique, qui raconte la vie d'un voyageur pratiquement au jour le jour depuis sa naissance. Les autres pensent que c'est un roman, mais mon intime conviction c'est que c'est une autobiographie. Ce type s'est enfermé dans un appart' de merde, avec juste une machine à écrire sur une table, mais aussi plein d'encre, du papier et des semaines de nourriture en boîte. Il n'a pas cessé d'écrire, il a couché à côté de sa machine, il n'a parlé a personne, n'a pas reçu de courrier, a payé son loyer en temps et en heure sans un mot, sans même ouvrir sa porte, il le glissait par en-dessous.


Ses doigts sont devenus raides d'épuisement, il n'a pratiquement pas dormi. Il était en transe. Ce mec a eu une illumination. Toute sa vie lui est revenue en mémoire, absolument toute sa vie, depuis sa naissance. Ca a dû être un choc ! imagine, tout est totalement clair, tu te rappelles de chaque minute. Surtout avec la vie qu'il décrit dans son bouquin. Il a eu besoin d'écrire. Il a préparé sa dernière aventure, précipitamment, et il a décrit chaque moment qui avait eu un tant soit peu d'importance pour lui, au moment ou ça lui est arrivé. C'est impressionnant de précision et de réalisme. Il a tapé sans cesse et sans dormir jusqu'à l'épuisement, jusqu'à oublier de manger. Il a écrit sa vie."


"..."


" Tu ne me crois pas? Tu es comme les autres, tu penses qu'à côtoyer les fous à longueur de journée, j'ai viré dingue moi aussi. Ils disent que je devrait être pensionnaire ici, et pas infirmier. Enfin les hôpitaux sont déjà pleins, n'est-ce pas. T'es là pour ça, pour faire ton boulot et moi je t'emmerde avec mes histoires. ...Bon. Qu'est-ce qu'on en fait?"


"Il ne fait vraiment plus rien du tout?"


"Un vrai légume, je te dit."


"Alors je l'emmène avec les autres que j'ai déjà sélectionnés. Assez de suicides assistés pour aujourd'hui. Fini pour aujourd'hui, mais vous me ferez visiter les autres sections de votre "résidence" demain, afin de terminer une bonne fois pour toutes l'Écrémage."


"OK, à demain alors."


"Une dernière question : ce bouquin, roman ou pas, il l'a terminé?"


"Il a écrit 1269 pages, soit un prologue et son histoire de sa naissance au Noël de ses 5ans."

Par kamé léon
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Samedi 24 janvier 2009
Chez la jolie Rosette au Café du canal,
Sous le tronc du tilleul qui ombrageait le bal,
On pouvait lire sous deux coeurs entrelacés :
"Ici on peut apporter ses baisers."

Moi mes baisers je les avais perdus,
Et je croyais déjà avoir tout embrassé,
Et je ne savais pas que tu étais venue
Et que ta bouche neuve en était tapissée.

La chance jusqu'ici ne m'avait pas souri,
Sur mon berceau les fées ne se penchaient pas beaucoup,
Et chaque fois que je tombais sur un carré d'orties
Il y avait une guêpe pour me piquer dans le cou.

Pourtant ma chance aujourd'hui elle est là,
Sous la tonnelle verte de tes cils courbés,
Quand tu m'a regardé pour la première fois,
Ma vieille liberté s'est mise à tituber.

Nous étions seuls au monde en ce bal populeux,
Et d'une seule main j'emprisonnais ta taille,
Tes seins poussaient les plis de ton corsage bleu
Et ils ont bien failli gagner la bataille.

J'aime le ciel parce qu'il est dans tes yeux,
J'aime l'oiseau parce qu'il sait ton nom,
J'aime ton rire et tous ces mots curieux
Que tu viens murmurer au col de mon veston.

Et je revois tes mains croisés sur ta poitrine,
Tes habits jetés sur une chaise au pied du lit,
Ton pauvre coeur faisait des petits bons de sardine
Quand j'ai posé ma tête contre lui.

Dieu, tu remercie Dieu, ça c'est bien de toi
Mais mon amour pour toi est autrement plus fort
Est-ce que tu aurais pu dormir auprès de toi
Pendant toute une nuit sans toucher à ton corps ?

Chez la jolie Rosette au Café du canal,
Sous le tronc du tilleul qui ombrageait le bal,
On pouvait lire sous deux coeurs entrelacés :
"Ici on peut apporter ses baisers."

LES OGRES DE BARBACK 
Par kamé léon
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Jeudi 11 décembre 2008
D'abord, il y a la préparation. On rentre du jardin ou du marché les bras chargés de tous les légumes qu'on a pu trouver. Bien sûr on prend le temps de faire un tour par la boulangerie.

Il faut prendre la plus grande marmite de la maison, et la plus grande miche de la boulangerie : mieux vaut prévoir du rab'.

Le couvert est mis, tout le monde passe à table. La grande soupière trône au milieu de la table, et pendant que la louche dégouline et rempli les assiettes de potage, on partage le pain de campagne.

Chaque morceau est déchiré, déchiqueté, massacré dans une impatience gourmande avant d'être noyé dans une assiette débordante. Ce sont de vieilles assiettes, toujours. Celles de la grand-mère, avec des décorations sur les bords dont le kitsch est imbattable. Mais on n'y fait pas attention, seul compte le fumet de son contenu.

La soupe, on ne la finit jamais. Il y a toujours une deuxième assiette, une deuxième part de pain. On se régale de ce cocktail de chaleur et de goûts ; de cette mixture brûlante ou chaque légume s'est marié aux autres dans un mélange de saveurs rustiques qui nous affolent les papilles. On ne la finit jamais, mais on n'en laisse pas une goutte. C'est un de ces plats avec lesquels on rend les assiettes plus propres qu'avant le repas. On prend toujours soin de garder un bout de pain pour nettoyer le tout : ne rien laisser, ne rien manquer.

L'hiver ne durera pas. La soirée, elle, s'éternise et le dessert tarde, mais la soupe est si bonne. 
Par kamé léon
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Samedi 8 novembre 2008
Il commande un picon-bière. C'est dans un sous-sol, une ancienne cave. On y a rajouté un comptoir et quelques tables. On a recouvert les murs de cadres habités par des Marylin, des Gabin, des Dietrich, des Elvis, des affiches d'Hitchcock... Il y a un grand et vieux miroir usé en face du comptoir. Les enceintes déversent comme chaque soir leur flot de blues, de rock des vieilles campagnes du Tennessee, du Wyoming et du Vermont. Des groupes marginaux et talentueux, dénichés par Jeannot.

Juliette lui apporte son deuxième picon. À contre-coeur. Ce soir il est seul au Roxy. Pas de frangin, pas de bandes de potes. Il n'est pas au comptoir à discuter du film avec Jeannot. D'ailleurs il ne l'a même pas vu le film.

Il regarde la carte sans la lire... Il se perd dans des pensées bien trop sombres pour en sortir.

C'est pas juste, ce qu'elle lui a fait... C'est pas dans les règles. Limite indécent. Elle avait pas le droit. Ca fait trop mal. Sur le coup, il a eu envie de la tuer, puis de se tuer. Au lieu de ça, il a pris son blouson. La seule réaction qu'il a eu, ce fut d'enfiler son blouson et de sortir s'en griller une. Il n'a même pas eu la présence d'esprit de claquer la porte. Il est sorti fumer comme s'il n'était pas chez lui. À pas feutrés. Puis il a pris sa voiture et est parti rouler dans la nuit. Pour se calmer, se concentrer sur quelque chose de neutre. Il n'allait nulle part.

Son errance le mena en ville et il conduit presque machinalement dans les ruelles jusqu'au square qu'il traversa à pieds. Il traversa la petite rue et descendit sous les néons roses et verts. Serrer la main de Jeannot qui demande très sérieusement si il va bien. Avec lui, ce n'est jamais une question vide de sens. Il la pose toujours à tout le monde mais ce n'est pas une formule de politesse. S'asseoir. S'effondrer sur une chaise et ne plus rien dire.

Troisième picon. Il a très envie de pisser maintenant. Il arrive à peine à se lever, abruti qu'il est pas par ce qu'elle lui a fait. C'était pas juste. Il lui en voulait et l'avait déjà pardonnée. Il se traîna de sa table au chiottes puis des chiottes à sa table. Son verre plein l'attendait.

Il réalisa que ce n'étati pas d'alcool qu'il avait besoin, mais d'elle. De sa femme qui l'avait cassé et qu'elle seule pouvait réparer. Il l'espérait sans l'attendre. Il l'attendait sans trop y croire.

Elle, elle savait où il était. C'était son repère, sa tanière... Elle s'en voulait, elle savait qu'il ne la pardonnerait jamais, et qu'elle ne se le pardonnerait jamais. Elle avait besoin de lui.

Elle avait longtemps hésité avant de descendre sous les néons.

Il a senti son odeur en premier ; oubliant qu'elle imprégnait ses vêtements. Il voulait garder cette odeur le plus longtemps possible. Il sourit tristement.

Elle s'assoit devant lui, qui fixe son verre. Ses larmes ont tracé de fines lignes noires sur ses joues. Son nez et ses joues sont tout roses, comme a chaque fois qu'elle pleure. Elle aussi sourie tendrement. Elle est magnifique. 
Par kamé léon
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Samedi 11 octobre 2008
La neige c'est rien que de l'eau glacée.

Les miens me manquent.

Pourquoi les hommes devraient toujours rabaisser la lunette des WC, alors qu'ils font à chaque fois l'effort de la relever?

J'ai encore du taf en retard.

Tu me files une taf?

Il n'y a rien derrière les arcs-en-ciel.

La terre s'appelle la planète bleue à cause des océans, mais l'eau c'est transparent.

Georges Washington portait le nom d'une ville, ou c'est l'inverse?

Si le leitmotiv du Punk, c'est l'autodestruction, pourquoi il y en autant?

"Never trust a man who after having been a punk, is now playing electro."

La prise de tête, c'est du 220 volts?

Après la mort, c'est forcément le bonheur, puisque personne n'est jamais revenu.

Ce qui prouve que Jésus était maso.

Je ne suis pas égoïste, juste plus important que les autres.

Si tout le monde faisait l'amour à la place de la guerre, il y aurait plus de gens heureux, et aussi plus de cons en vie.

L'Homme se différencie de l'animal parce qu'il est capable de tuer sans raison.

Certaines personnes croient vraiment que les noirs ne sont bons qu'à courir plus vite que les blancs.

Pourquoi la petite fille tombe de la balançoire?

Parce qu'elle a pas de bras.

Comment on peut avoir un petit vélo dans la tête, ou une araignée dans le plafond, alors que le cerveau prend toute la place?

On pourrait aussi dire que l'Homme se différencie de l'animal parce qu'il communique avec un langage parlé, ou parce qu'il est conscient de sa condition, mais comment savoir que l'animal n'est pas conscient de sa condition, puisqu'il n'a pas de langage parlé? D'ailleurs comment savoir que l'animal n'a pas de langage parlé? Les Chinois sont des humains, or je ne parle pas le Chinois, mais ça ne veut pas dire que je ne suis pas un humain.

Sinon j'aime bien le pastis.

Armstrong n'était pas le premier homme sur la Lune, mais son caméraman, oui.

"Lachez vos coms !"

Comment prendre au sérieux quelqu'un qui croit ce qu'il dit ?

Je suis nihiliste opportuniste, et mon frère est libertaire autogéré.

Les prises de risques, c'est du 220 Volts ?

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!

Comment on peut jouer piano avec une guitare ?

Mon fils ne peut pas être homosexuel, il est seulement bicurieux.

Si Dieu à vraiment béni l'Amérique, C'est vraiment un Salaud.

Do ré mi fa sol la si.
Par kamé léon
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Samedi 27 septembre 2008
Il n'y avait rien. A des kilomètres à la ronde, c'était de la caillasse. Un paysage plat, ocre en bas et bleu en haut. Depuis des jours. Rien ne changeait depuis des jours, il commençait à se demander s'il ne marchait pas sur place.

Il avait perdu la notion des distances depuis longtemps. Il avait arrêté de compter les jours depuis longtemps. Il avait arrêté de parler tout seul depuis longtemps - économie de salive. Il n'avait vu personne depuis longtemps.

Il boitillait et trébuchait depuis plusieurs jours, à cause de toutes ces ampoules et ces brûlures à ses pieds.Il était vêtu de loques : un treillis déchiré, des Rangers aux lacets usés, une chemise sombre, tachée de sel et de poussière, une veste sur l'épaule, kaki et pleine de poussière elle aussi. Son sac en toile beige était vide de provisions et n'abritait plus qu'un ou deux vêtements, une gourde vide et des munitions pour le fusil qu'il tenait en bandoulière.

Il continuait son chemin vers nulle part péniblement. Malgré son visage brûlé, ses lèvres aussi sèches que les pierres autour de lui, et tout son corps irrité par la sueur et la crasse sur ses vêtements; il continuait. Il avait fini son eau l'avant veille. Depuis il tenait avec un fonds de Tequila de mauvaise qualité. Il s'était fixé comme objectif de la journée cet arbre mort, à l'horizon. Il manquait tomber tout les trois pas.

Il sentait qu'il ne tiendrait plus très longtemps. Il trouva encore la force de sortir une gitane. Une dernière cigarette. Il jeta le paquet, ou plutôt le laissa tomber derrière lui. Il marchait de façon mécanique.

L'arbre se rapprochait. Il se demanda comment un arbre avait bien pu pousser là un jour. En tout cas lui non plus n'avait pas survécu bien longtemps. A première vue, ça devait être un olivier. Il n'était plus qu'à quelques pas, et sans savoir pourquoi, il laissa tomber son barda et se mit à courir.

Une fois au pied de l'olivier, il écrasa sa clope sous sa bottine et s'écroula dos au tronc. Il faisait toujours aussi chaud, le soleil semblait vouloir rester perché à son zénith.

C'était la fin pour la bouteille aussi. Il la considéra un moment, indifférent, puis avala les dernières gorgées en leva la tête. Le soleil était éblouissant et il dû fermer les yeux un moment. La lumière perçait même ses paupières. Le liquide achevait de brûler sa gorge et d'assécher ses lèvres.

Tout en posant la bouteille à côté de lui, il ouvrit les yeux et découvrit au dessus de lui un olivier vert à souhait, plein de fruits noirs. Bizarrement, il ne se posa pas de questions. Il était simplement content d'être enfin à l'ombre. Ses forces étaient revenues et il se sentait étrangement bien. Il se leva et marcha un peu dans l'herbe. Il faisait bon. Une légère brise soufflait et faisait onduler les herbes folles qui recouvraient toutes ces collines. Ces collines ? Ici ? Il ne gardait qu'un vague souvenir de son périple, comme un rêve.

Sa petite balade, qui le menait il ne savait trop où, se prolongea dans un sérénité qui ressemblait au bonheur. Il ne savait pas où il allait, mais il savait qu'il allait quelque part.

Au milieu d'un bosquet de vieux chênes, il se trouva devant une porte.

Une belle porte blanche, ordinaire; et pourtant il en émanait quelque chose. Elle semblait donner sur l'autre partie du bosquet, comme si on avait oublié de construire la maison autour. Il sortait de la serrure un doux fumet. C'était le plat préféré du déserteur : un bon cassoulet à l'ancienne, comme le faisait sa défunte mère.

Cette porte était décidément rassurante, et l'accueillant bosquet de tout à l'heure s'était transformé en forêt sombre et froide. Il avait un peu de mal à respirer soudain, et de la buée sortait de sa bouche.

Il saisit la poignée en porcelaine et une lueur blanche et douce filtra par l'encadrement et la serrure. Il hésita ... puis il souffla une toute dernière fois.

Il ouvrit grand la porte et entra sans frapper. 
Par kamé léon
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Samedi 13 septembre 2008
"Elle n'a pas de chance." C'est ce que j'ai l'habitude de dire.

Et ces sourires amers. Nos sourires se répondent, ils chantent la même chanson. Je la regarde dans les yeux; j'y parviens. D'habitude, j'évite les yeux des autres. 

Et cette mer de sourires. Ces sourires et ces yeux parlent vraiment. Ses mots taisent ce qu'elle ne veut pas qu'on entende. Aucun mot, tout est dit. C'est mieux.

Elle, c'est la mère de mes sourires. Combien lui en dois-je, combien de sanglots soulagés ai-je étouffés, rien que de l'avoir vue, de lui avoir dit ce qui m'empêchait de respirer? Je lui donne ce que mon coeur déborde. Quelquefois, rarement, elle fait pareil. Tous ces sourires, ces fou-rires, je les lui dois, et ils parlent bien plus qu'il n'y parait.

"Elle n'a pas de chance." Un pari; un salaud qui croit pouvoir disposer d'elle comme bon lui semble tout au long de l'été, qui la laisse comme si de rien. Et combien d'autres? Combien de fois a-t-elle du réparer son coeur toute seul, éponger le sang par terre, nettoyer les taches sur son visage? J'imagine son coeur par terre, la carapace éclatée autour. J'aimerais pouvoir le ramasser, le réparer, lui rendre toute sa beauté, sa grandeur et sa candeur. M'en occuper ...

Elle est belle. Elle n'en croit rien, il parait qu'elle a "un gros cul". Mais elle est magnifique, simplement. De la beauté bio, naturelle. Je ne sais plus depuis combien de temps je la connais, mais il me semble que c'est depuis toujours, et en tout cas c'est pour toujours. Et ces yeux verts !

Je ne prétends pas la connaitre, mais j'espère un peu. Je l'aime, c'est mon âme-soeur, mon autre. C'est mon amie, la vraie.

Je l'aime. 
Par kamé léon
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quelqu'un d'ordinaire

ma vertu préférée : le respect
le principal trait de mon caractère : ordinaire
la qualité que je préfèrechez les hommes : la capacité à s'émerveiller
la qualité que je préfère chez les femmes : la douceur
mon principal défaut : la fierté
ma principale qualité : l'humour
ce que j'apprécie le plus chez mes amis : leur amitié
mon occupation préférée : tout ce qui nécessite un crayon
mon rêve de bonheur : bourlinguer en combi volkswagen
quel serait mon plus grand malheur : n'avoir personne avec qui parler
à part moi-même, qui voudrais-je être : quelqu'un
où aimerais-je vivre : dans un combi volkswagen
la couleur que je préfère : la couleur du chagrin
la fleur que j'aime : la pâquerette
l'oiseau que je préfère : le corbeau
mes auteurs favoris en prose : Daniel Pennac, Patrick Cauvin, Susanna Clarke...
mes poètes préférés : Baudelaire, Apollinaire, Bertrand Cantat, Quick Dark, HF Thiéphaine, Brel ...
mes héros favoris dans la fiction : Dark Vador, Végéta, M. Malaussène, Batman ...
mes héroïnes favorites dans la fiction : Arabella Strange, Bulma ...
mes compositeurs favoris : Têtes Raides, Ogres de Barback, Thiéphaine, Déportivo, Beethoven...
mes peintres préférés : Rothko, Pollock, Monet, Malévitch ...
mes héros dans la vie réelle : mon papa, mon frère
mes héroïnes dans la vie réelle : ma maman
mes héros dans l'histoire : tous ceux de Woodstock
ma nourriture et ma boisson préférés : Menu MaxiBestOf avec BigMac, frites et Coca siouplaît
ce que je déteste par-dessus tout : la discrimination et l'intolérance
le personnage historique que je n'aime pas : il y en a tant ...
les faits historiques que je méprise le plus : les génocides
le fait militaire que j'estime le plus : les obsèques militaires
la réforme que j'estime le plus : la liberté de travail pour les femmes
le don de la nature que je voudrais avoir : voler (in the sky)
comment j'aimerais mourir : de très haut et sous le soleil
l'état présent de mon esprit : appliqué
la faute qui m'inspire le plus d'indulgence : les petites maladresses qui font rougir
ma devise : la vengeance sera mienne...

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